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1
CONSTRUCTION MECANIQUE
2
Problème 1 :CONVOYEUR A RACLETTES.
Le dessin ci-dessous représente partiellement le réducteur renvoi d'angle du système
d'entraînement du convoyeur à raclettes chargé d'évacuer les débris rocheux p roduits par une
machine à forer les galeries de mines.
L'arbre d'entrée d'axe
1y est lié à un moteur hydraulique par un accouplement dont l'un des
plateaux est représenté.
Dessin d’avant projet.
La liaison arbre d'entrée – arbre de sortie est assurée par un couple Roue (2) pignon (1)
coniques.
Caractéristiques de l'engrenage conique :
- angle entre les axes y1 et y2 : 60
- moyen pignon (1) : 90 mm 1 = 13,9°
- moyen roue (2) : 270 mm 2 46,1
- pignon à denture droite, angle 20
Sur l'arbre de sortie d'axe 2Y est fixée une roue qui entraîne la chaîne liée aux raclettes du
convoyeur. Diamètre primitif de la roue à chaîne : dc = 350 mm.
La chaîne exerce sur la roue à chaîne un effort supposé tangentiel R, appliqué au point A situé
en avant du plan de coupe (voir le dessin).
Le couple résistant sur l'arbre (2) est de 350 m.daN
La vitesse linéaire de la chaîne est de 30 m/mn.
Durée souhaitée 40000 heures.
3
. Vérifiez la durée de vie en heures des roulements guidant l'arbre d'entrée.
En E1 : roulement rigide à billes n° 6314 C = 104000 N C0 = 68000 N
En E2 : roulement à rouleaux cylindriques NUP 314 C = 205000 N C0 = 228000 N
2. Déterminez les deux roulements à rotule sur rouleaux montés sur l'arbre de sortie.
On utilisera deux roulements identiques en S1 et S2.
Ft
Fr2/1 = Ft. tg .cos 1
Fa2/1 = Ft. tg .sin1
Ft
Fr1/2 = Ft. tg .cos 2
Fa1/2 = Ft.tg.sin2
Caractéristiques roulement à billes
Caractéristiques roulement à rotule
sur rouleaux
Dessin du réducteur
Efforts sur les roues coniques:
4
Problème 2 :CHENILLE DE MOTO NEIGE.
Les figures 1,2 et 3 représentent le mécanisme d’entraînement d’une chenille de moto-neige.
L’arbre guidant la chenille est monté sur deux roulements à billes en A et B.
Le moteur de la moto-neige entraîne la chenille par une transmission par chaîne.
La chenille est entraînée par deux poulies :roues repérées 1 et 2.
Le véhicule développe une puissance de 20 000 Watts à la vitesse maxi de 72 Km/h.
Données:
figure 1
Zone d'étude
figure 2
5
1. Déterminez le couple CC s’exerçant sur l’arbre d’entraînement de la chenille.
Déterminez l’action mécanique de la chaîne d’entraînement Fc (voir figure 1) sur la roue
en C.
2. En calcul d’avant projet on admettra que le modèle de calcul des efforts de la chenille
sur les roues T1 et T2 est analogue à celui d’une courroie élastique sur la poulie. On
rappelle que les tensions Tmaxi et Tmini ont la forme
T f.e
t
.
f : facteur d’adhérence chenille roue ; f = 0,3 : angle d’enroulement en radians.
Déterminez les tensions T1 et t1 et T2 et t2 s’exerçant sur les roues 1 et 2.
Représentez sur un schéma toutes les actions mécaniques s’exerçant sur l’arbre
d’entraînement de la chenille.
3. Déterminez les actions mécaniques radiales FrA et BFr s’exerçant sur les roulements
en A et B.
4. Vérifiez l’arbre à la torsion et flexion combinées. Calculez la contrainte idéale de
torsion. Rappel : moment idéal de torsion. 2 2m M Cit cFlexion
6
Problème 3 MULTIPLICATEUR.
On considère un multiplicateur de vitesse selon le schéma ci-dessous.
Puissance d'entrée = 3000 Watts
Vitesse d'entrée Ne = 400 tr/mn
L'engrenage - est constitué de roues à
denture droite dont les diamètres primitifs sont
1d 90 mm ; 2d 50 mm .
L'engrenage - est constitué de roues à
denture hélicoïdale à angle d'inclinaison
26 .
Les diamètres primitifs sont :
3d 100 mm ; 4d 40 mm .
Les roues dentées sont toutes taillées avec une
crémaillère normalisée : 20 .
On isole l'arbre intermédiaire sur lequel sont montées les roues dentées 2 et 3 (voir figure).
1. L'arbre intermédiaire suivant le schéma ci-dessus est monté sur deux roulements. Au
palier C, c'est un roulement à une rangée de billes N° 6002, en D roulement à rouleaux
cylindriques de désignation NU 202. On trouvera les caractéristiques en feuille annexe.
Seul le roulement en C reprend l'effort axial sur l'arbre.
Calculez les actions aux appuis en C :
x
C y
z
C
F C
C
; en D :
x
D y
z
D
F D
D
.
2. Calculez la durée en heures des deux roulements montés en C et D.
3. Calculez et tracez le diagramme des moments fléchissants sur la longueur de l'arbre BE.
4. Vérifiez la résistance de l'arbre: Diamètre 20mm. Acier limite élastique
236daN / mm
Nota : toutes les dimensions sont en mm.
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Problème 4 ROUE PELLETEUSE.
Les matières premières telles que le charbon et minerais sont stockées sur des parcs. Leur reprise est
assurée par un appareil de levage et de manutention appelé roue pelleteuse. La description est faite
suivant le schéma ci-dessous:
A la roue pelleteuse proprement dite
B la flèche
C le transporteur à courroie
D Le mécanisme pour le relevage et l'abaissement de la flèche
E Le mécanisme pour la rotation de la flèche
F le portique
G Le mécanisme de translation pour le déplacement de l'appareil sur une voie de
roulement parallèle à l'axe longitudinal du parc.
Figure 1 : schéma d'une roue pelleteuse
Etude du mécanisme de translation G
L'appareil peut se déplacer par l'intermédiaire de quatre bogies comprenant quatre galets de diamètre
500 mm. La translation est réalisée par quatre groupes moto-réducteurs verticaux à engrenage
cylindrique et conique.
Le schéma 2 représente un groupe moto-réducteur entraîné par un moteur électrique de puissance 3700
Watts et dont la vitesse de rotation est N1 = 750 tours/mn.
Vitesse de translation 15,23 m/mn
Données du réducteur :
1Z 25 ; 2Z ? ces deux roues ont un module de 2,75 mm et sont à denture droite.
3Z 21 ; 4Z 84 ces deux roues ont un module de 4 mm et sont à denture droite.
5Z 18 ; 6Z 71 .
7Z 28 ; 8Z 33 .
Diamètre moyen du pignon conique 5 5d 84 mm.
5
5
6
Z
tan
Z
angle de taillage 0 20 5 6 90
Action en C : 3/ 4Ft 3/ 4Fr = 3/ 4Ft .tan 0 .
Action en D : 6 /5Ft 6/5Fr = 6 /5Ft tan 0 5.cos
6 / 5Fa = 6 / 5Ft .tan 0 5.sin
Pour tous les calculs on considérera le rendement des engrenages égaux à 1.
8
Figure 2 : schéma du réducteur d'entraînement d'un galet moteur :
Figure 3 : schéma de calcul
Sens de rotation de l'arbre liant 4 et 5 de Z vers X.
Données : a = 35 mm b = 85 mm c = 50 mm
a b c
1. Déterminez les actions mécaniques s'exerçant en C et D.
2. Déterminez les actions mécaniques s'exerçant en A et B
A
A
A
X
A Y
Z
et
B
B
B
X
B Y
Z
.
Déterminez les actions radiales ArF et BrF s'exerçant en A et B.
galet 500 mm
Z2 Z1
Z3
Z5
Z6
5
6
Z7
Z8
a
b
c
C
Y
B
C
A
Z
D
a
1
3
1
2
4
5
6
7
8
Z4
X
4
5
D
B
A
9
3. Déterminez les durées de vie en heures LhA et LhB du roulement à 2 rangées à billes à contact
oblique monté en A et à rotule à deux rangées de rouleaux monté en B.
en A n° 3312 C = 112000 N
en B n° 21314 C = 207000 N
roulement à deux rangées de billes à contact oblique :
r aP F 0,73 F si
a
r
F
0,86
F
r aP 0,62 F 1,17 F si
a
r
F
0,86
F
roulementà rotule sur rouleaux :
r aP F 2,8 F si
a
r
F
0,24
F
r aP 0,67 F 4,2 F si
a
r
F
0,24
F
Dessin du bogie G
10
Probléme 5 Variateur à roues cylindro-coniques
Entrée sur le galet 1 P1 = 2000 Watts, N1 = 3000 tr/mn
sortie sur le cône : N2 grande vitesse N2 maxi = 2400 tr/mn
N2 petite vitesse N2 mini = 800 tr/mn
Durée en heures Hh = 10 000 h, angle 20 .
Machine pseudo-axoïde 0,2 coefficient de vitesse évalué KV = 0,6
coefficient de sécurité KS = 0,6, coefficient de service KA = 0,7.
Acier utile Xc80 traite : 2800 N / mm fS = 0,05 acier avec graissage
Eacier = 220 000 N/mm
2
- Déterminez toutes les dimensions du variateur et proposez une solution technologique.
Probléme 6:VARIATEUR A PLATEAUX ET GALET
Description et fonctionnement :
Le schéma et le dessin représentent un variateur à plateaux et galet.
Il comprend un plateau 1 moteur monté sur un arbre d’entrée. Ce plateau 1 entraîne par adhérence le
galet rouleau biconique 3 qui transmet le mouvement au plateau secondaire 2 de sortie. La variation de
vitesse est obtenue par le déplacement du galet 3 sur un axe vertical.
Schéma du variateur.
1
2
2
3
1
a
11
Dessin du variateur.
Données :
Vitesse de l'arbre d' entrée 1N 1500 tr / mn .Puissance d'entrée 1P 1000 watts
La vitesse de sortie
2N varie entre deux valeurs : 2N max i 4500 tr / mn et
2N min i 1000 tr / mn .
L'entraxe entre l'arbre moteur 1 et l'arbre de sortie 2 est a = 260 mm.
Distance entre les plateaux 1 et 2 : d = 70 mm.
Acier utilisé : 38 CD4 2E 220 000 N / mm 21000 N / mm
Coefficient de frottement de sécurité f = 0,06
plateau en porte à faux
MK 0,8 V
10
K
10 V
Durée en heures Hh 10000 heures AK 0,8 SK 0,95
La position du point A de contact du galet 3 avec le plateau 1 varie entre deux valeurs
1R maxi et 1R
mini, la position du point B de contact du galet 3 avec le plateau 2 entre deux valeurs
2R maxi et 2R
mini. Ces points sont situés sur la même horizontale.
1
3
1
2
1
2
12
Probléme 7:Variateur de vitesse à plateaux toriques
Un variateur de vitesse à arbres concentriques figure 1 comprend :
- un plateau d'entrée animé d'une vitesse e
- deux galets guidés en rotation d'un axe lié au bâti par une articulation en 0.
L'axe de rotation des galets est réglable en position angulaire d'une valeur d'angle par
rapport à l'axe vertical de la machine .
L'angle peut varier entre + 40° et – 40 °. Pour le sens de l'angle, voir figure 2.
- un plateau de sortie animé d'une vitesse s .
La vitesse d'entrée est constante et égale à 2000 tr/mn.
remarque :diamètre du galet : d3 = AB
OA = OB =
d
2
.
Sens de l'angle positif.
1. Etude cinématique
On utilisera le schéma suivant :
On admet le roulement sans glissement en A et B.
1.1. Calculez le rapport de vitesse s
e
en fonction de R, d, e, .
1.2. On prend
4R
d
3
,
d
e
4
.
Montrez que le rapport peut se mettre sous la forme : s
e
3 cos 3sin
3 cos 3sin
.
Tracez la courbe s f ( ) . Calculez les valeurs limites S maxi, S min i .
2. Etude dimensionnelle de l'appareil
Le couple de sortie est constant et vaut sC 25m.N ; coefficient de service KA = 0,75
coefficient de vitesse évalué à KV = 0,7 ; coefficient de proportionnalité 0,15 .
L'acier utilisé est le 38 C4 ;
2
max 1100N/ mm . Coefficient de frottement f = 0,07 ;
les calculs seront effectués sur le plateau 2 avec R2 mini c'est-à-dire dans la position de la
figure 2. Pour l'acier E = 220 000 N/mm
2
. Durée d'utilisation : 4000 heures.
2.1. Calculez le diamètre du plateau 2 ainsi que la largeur de contact b.
2.2. Vérifiez le coefficient de vitesse en prenant n = 10.
axe du variateur
Les galets sont des portions de sphère.
Figure 2
Figure 1:Schéma du variateur
13
Problème 8 :TRANSMISSION DE ROTOR D HELICOPTERE.
On étudie la boîte de transmission principale d'entraînement d'un rotor d' hélicoptère. Les figures
1,2,3,4,5et6 et le dessin d'ensemble donnent l'emplacement et l'architecture du mécanisme. L'énergie
mécanique est fournie à partir d'un groupe turbo-propulseur comprenant un réducteur à engrenage
intégré et une turbine à grande vitesse et faible couple. La sortie du réducteur du turbo propulseur est
connectée à l'arbre d'entrée de la boite de transmission par un accouplement. Le mouvement est
transmis au rotor par l' intermédiaire d'un réducteur conique et d'un train planétaire. L'arbre rotor de
sortie est le porte satellite 4.
Zone étudiée
Turbo propulseur
Figure 1
Figure 2
14
La transmission comprend :
- la boite de transmission principale (BTP) située sous le rotor principal qui entraîne le rotor principal
et les équipements auxiliaires.
- la boite de transmission arrière (BTA) située à la queue de l'appareil qui fournit la puissance au rotor
arrière.
La puissance du moteur est transmise aux deux boites par l'intermédiaire de l'arbre de transmission
principal et l'arbre de transmission arrière.
Ces deux arbres sont mécaniquement liés afin d'assurer une liaison cinématique permanente entre les
deux rotors.
Ils reçoivent la puissance du moteur par l'intermédiaire d'une transmission spécifique comprenant deux
roues dentées 5 et 6 de même diamètre, une liée à la sortie du réducteur du groupe turbo-propulseur et
l'autre reliant les deux arbres par l'intermédiaire d'une roue libre (figure 4).
Cette roue libre permet l'auto rotation des rotors en cas de blocage du moteur.
Données :
Train planétaire roues cylindriques à dentures droite module m = 3 mm.
2z 30 0z 100 3z ? 0 20
Vitesse de translation de l'hélicoptère en vol envol horizontal: VH = 263 km/h
Engrenage conique :
2Cz 56 1z 15 0 20 1 16 .
Vitesse du son dans l'air SV 330,4 m / s .
Vitesse limite en bout de pale 85 % de la vitesse du son pour éviter les vibrations.
Diamètres des pales Dp = 10,7 mètres.
Rapport de réduction du réducteur intégré dans le turbo propulseur R = 6.
Puissance disponible sur l'arbre 4 : 4P 360 000 watts .
1) Déterminez la vitesse de rotation 10N de l'arbre 1.
2) Déterminez la vitesse de rotation de la turbine du turbo propulseur.
3) Déterminez le nombre de dents Z3 des satellites.
4) Démontrez en vérifiant toutes les conditions que l'on ne peut monter que cinq satellites au
maximum.
5) Déterminez 3/ 4N la vitesse de rotation du satellite 3 par rapport au porte satellite 4.
6) Déterminez les efforts s'exerçant sur un satellite 3.
7) Déterminez les efforts radiaux et axiaux s'exerçant sur les roulements à rouleaux cylindriques en B
et à rouleaux coniques en A montés sur l'arbre 1.
Les composantes des efforts seront notées:
A
A A
A
X
F Y
Z
B
B B
B
X
F Y
Z
On utilisera P1 = 370 000 watts comme puissance disponible sur l'arbre 1.
15
8) Déterminez la durée de vie en heures du roulement en B.
Capacité de charge dynamique du roulement en B : CB = 7900 daN.
9) En analysant le dessin d'ensemble, justifiez le type de roulement utilisé pour le montage
des satellites. Que remarque-t-on pour le montage du planétaire 2 ?
10) On utilise pour l'arbre 1 un acier de limite élastique e = 80 daN/mm
2.
Déterminer le coefficient de sécurité de l'arbre 1. Diamètre de l'arbre d = 45 mm.
Formulaire
Cylindrique denture droite effort: t rF F F
Fr Ft.tan 20
Conique denture droite effort : t a rF F F F
a tF F tan sin
r tF F .tan cos
Durée de vie des roulements :
p
C
L
P
p =
10
3
pour les roulements à rouleaux.
Moment idéal de torsion :
2 2
it fM M C
Contrainte idéale de torsion :
it
it
0
M
I
r
a = 46
b = 86 C
16
Arbre de sortie 1 Réducteur Chambre de
combustion
Arbre de turbine
Compresseur centrifuge Générateur de gaz
4
Z0
vers rotor arrière
turbo propulseur
avec réducteur intégré
Z1C
accessoire
Z2
Z3
2
pompe à huile
Z2C
vers rotor
principal
Figure 3 Figure4
Figure 5
Figure 6
17
A
C
B
18
Problème 9 TRACTEUR A CHENILLES :
On étudie le mécanisme de propulsion et de direction d'un engin de terrassement à chenilles (ou
chaînes)
Le moteur thermique entraîne l'arbre de propulsion principal par l'intermédiaire d'un convertisseur de
couple d'un train planétaire d'une boîte de vitesses ainsi qu'une pompe hydraulique à débit variable dite
"de direction" alimentant" un moteur hydraulique.
En ligne droite :
Le débit de la pompe de direction est nul le moteur hydraulique ne fonctionne pas et le pignon conique
3 est bloqué par rapport au bâti 0. L'arbre de propulsion principal entraîne la rotation du pignon
conique 26, les deux arbres de sortie 13 et 22 tournent dans le même sens à la même vitesse :
Pivotement sur place :
L'arbre de propulsion principal est bloqué, le pignon conique 26 est immobile par rapport au bâti O, le
moteur hydraulique est alimenté et entraîne la rotation du pignon conique 3. Les arbres 13 et 22
tournent en sens inverse.
Virage quelconque :
On combine les deux situations précédentes :
Les roues à chaînes gauche et droite sont liées aux porte-satellites 13 et 22 et sont appelées barbotins.
Schéma de la
transmission de puissance
du tracteur à chenilles
19
Ligne droite Virage quelconque Pivotement sur place
L'étude porte sur la transmission de mouvement aux chenilles (ou chaînes). On se réfère au schéma
cinématique page suivante.
Description du mécanisme: Il comprend trois trains planétaires :
Le train planétaire "directeur 1" :
- planétaire couronne 12, satellite 6, planétaire central 8a, porte satellite 13.
- ce train peut être entraîné par le moteur hydraulique de direction.
Le train planétaire "moteur 2" :
- planétaire couronne 13 satellite 7, planétaire central 8b, porte satellite 5
- il peut être entraîné par l'arbre principal lié au pignon conique 26.
Le train planétaire "compensateur" :
- planétaire couronne 17, satellites 23, planétaire central 24 porte satellite 22.
Les trois planétaires centraux 8a, 8b et 24 sont fixés sur l'arbre 25.
13
13
8a
7
8b
3 26
24
23
22
12
12c
5
moteur de direction arbre de propulsion principal
direction
6
25
17
20
Première partie :On définit les rapports de base de chaque train simple (associés aux trains
planétaires) de la façon suivante : 12 /13
8a /13
N
N
13/5
8b /5
N
N
17 / 22
24 / 22
N
N
Rapport des engrenages coniques : 26 / 0
5/ 0
N
N
3/ 0
12c / 0
N
k
N
1.1. On considère le tracteur en ligne droite : 13/0 22/0 3/0N N et N 0 .Déterminez la relation
liant et .Exprimez la relation liant 13/ 0N ou 22/0N en fonction de 26/ 0N .
1.2. On considère le tracteur pivotant sur place 13/0 22/0N N et 26/0N = 0. Déterminez la
relation liant et .Exprimez la relation liant 13/ 0N ou 22/0N en fonction de 3/0N .
1.3. On considère un virage quelconque 3/0N et 26/0N sont différents de 0.
Montrer que l'on peut obtenir des vitesses différentes sur les chenilles gauche et droite.
Exprimez 13/ 0N en fonction de 3/ 0 26/ 0N et N .
Exprimez 22/0N en fonction de 3/ 0 26/ 0N et N .Que peut-on en conclure ?
1.4. On considère la situation virage quelconque ci-dessous :
Données 8b 13Z 24 Z 84 , roues à denture droite 0m 2,5 0 20 .
2.1. Déterminez le nombre de dent 7Z du satellite 7.
2.2. Vérifiez toutes les conditions du montage pour pouvoir monter trois satellites 7.
2.3. On effectue un déport 8x 0,2 sur le planétaire 8b et un déport 7x 0,3 sur le satellite 7.
Déterminez l'angle de fonctionnement de l'engrenage b8 7 .
2.4. Déterminez l'entraxe de fonctionnement 8b 7a .
2.5. Déterminez le jeu radial. JR entre 8b et 7.
2.6. Déterminez le déport de denture à effectuer sur la couronne 13.
2.7. Déterminez les diamètres de tête et de pied de la couronne 13.
Deuxième partie.
On donne la vitesse linéaire de la chaîne au
point
1B /1 solB || V || 2,7 km/ h et au point
B2 2/solB || V || 0,9 km/ h . a = 1 m.
Déterminez le rayon du virage
21
Problème 10: MACHINE D ENROULEMENT DE PNEUMATIQUE.
Le mécanisme étudié fait partie du processus de fabrication d'un pneumatique. Ce mécanisme va
donner sa forme définitive au pneumatique par une mise en forme d'un "tube" et l'addition de produits
supplémentaires sur la périphérie de celui-ci.
Première partie (voir figures 1 et 2). L'outillage se compose :
- d'un tambour motorisé sur lequel va être repris le "tube".
- d'une machine de distribution et d'application des produits semi-finis.
Ces deux sous-ensembles doivent travailler en parfaite coordination géométrique car la dépose des
produits sur le "tube" doit se faire de façon très précise. Le "tube" est repris sur le tambour, une
couronne vient comprimer axialement celui-ci tandis que de l'air comprimé permet de donner sa forme
définitive au pneumatique. Les produits de finition sont ensuite déposés par rotation du tambour. Les
positions, angulaire du tambour et axiale de la couronne mobile, sont asservies à la distribution des
produits.
Figure 1
Figure 2
22
Caractéristiques techniques :
Motorisation du tambour :
- Inertie équivalente des éléments entraînés par le moteur (moteur exclu) :
2
1J 7,3 kg.m sur l'axe de rotation du tambour.
- Le couple résistant provient de 2 causes :
Le couple d'enroulement des gommes :Cr = 57 N.m
Le frottement est modélisé par un couple de frottement visqueux de coefficient
fv 4,8 N.m /(rad / s) fv vC f . .
- La vitesse de rotation du tambour Nt = 120 tr/mn
- Le temps d'accélération de 0 à 120 tr/mn est de 0,5 seconde. (mouvement uniformément
accéléré).
Fonctionnement du premier mécanisme figure 1 :
- le tambour lié au fourreau doit pouvoir tourner à des vitesses variables et imposées.
- la couronne mobile liée en rotation au tambour doit pouvoir être réglée axialement et être
maintenue dans cette position.
- Les deux fonctions (rotation tambour et réglage couronne) sont assurées par un seul moteur
électrique.
a) Réglage de la couronne
- Pendant le réglage axial de la couronne, le tambour est maintenu en position fixe par un
frein pneumatique AIRFLEX qui sert également de frein de sécurité à l'arrêt.
- La couronne est entraînée en translation (réglage) par l'intermédiaire d'une vis à billes.
- La vis de commande est-elle-même entraînée en rotation par un système poulies, courroie
crantée.
b) Rotation du tambour
- Le réglage axial de la couronne doit être maintenu pendant la rotation du tambour. La vis
doit donc être entraînée à la même vitesse de rotation que le tambour.
Pour ceci : - le frein pneumatique est desserré
- l'embrayage électro-magnétique "TOURCO" est sous tension et rend solidaire la vis et le
fourreau.
1°) Le réducteur interposé entre le moteur et le système poulie courroie a un rapport de
réduction R =
1
17
.
En appliquant le principe fondamental de la dynamique, déterminez le moment du couplemoteur sur l'axe du tambour en utilisant les caractéristiques données précédemment.
Le calcul s'effectuera pendant la phase d'accélération. Comparez la valeur trouvée avec le
couple nominal du moteur donné de 15 m.N.
Deuxième partie :
Le mécanisme 1 ne donnant pas toute satisfaction, on modifie la machine suivant le schéma figure 3
On désire obtenir un fonctionnement séparé et simultané des deux fonctions "rotation tambour" et
"réglage de la couronne". Les deux mouvements disposeront de leur propre motorisation.
L'arbre du tambour sera directement entraîné par un moteur à arbre creux 1M en prise directe avec le
fourreau.
Le réglage de la position de la couronne mobile est réalisé par le moteur 2M . Ce réglage doit être
maintenu durant la dépose des produits sur la carcasse. Il faut que la vis de commande tourne à la
même vitesse que le tambour. Pour des raisons de coût et des problèmes d'initialisation, on choisit un
système de synchronisation mécanique de la vis et du tambour plutôt qu'un asservissement
électronique. Une poulie REDEX utilisée en différentiel permet de remplir cette fonction
(voir figure 3).
Liaison 9-8 glissière : vitesse de rotation de 9 et 8 identiquestranslation possible de 9 par rapport à 8 .
Liaison 3-9 : hélicoïdale : vis lié à 3, écrou lié à 9.La rotation de la vis entraîne la translation de
l'écrou.
23
Figure 3 Schéma de principe de la nouvelle génération d'outillage
2.1. On note Zi = le nombre de dents de la poulie et du pignon repéré i sur la figure 3.
= le rapport de la pluie REDEX
= 3/ 2
4/ 2
.
Déterminez le rapport littéralement en fonctions des Zi.
2.2. On pose R = 5
8
Z
Z
et R' = 2
7
Z
Z
.
Déterminez la relation cinématique qui relie la vitesse angulaire 3
9
de la vis par rapport
au tambour aux vitesses angulaires absolues des 2 moteurs
1M
et
2M
. On se contente
de déterminer la relation littérale en faisant intervenir les paramètres : , R et R'.
2.3. Quand le moteur M2 est à l'arrêt, quelle relation sur les nombres de dents des différentes poulies et
pignons doit être vérifiée si l'on veut avoir synchronisme de la vis et du tambour ? Cette relation
appelée condition de synchronisme.
2.4. Déterminez la loi reliant la vitesse de rotation
2M
du moteur M2 à la vitesse de translation de la
couronne par rapport au tambour 9/3V . On posera p : pas de la vis.
Courroie
d'entrainement de 5
Courroie
d'entrainement de 2
Courroie
d'entrainement de 8
24
Problème 11: TRAIN PLANETAIRE ATV.
On étudie un réducteur à train épicycloïdal de marque ATV dont les schémas constructifs sont
donnés en figure 1 et 2. C'est un appareil permettant d'obtenir de grands rapports de réduction,
il est possible d'obtenir une gamme de machines différentes en remplaçant les roues dentées B
et tout en conservant les autres éléments identiques.
Caractéristiques dimensionnelles d'après les notations de la figure 2.
C = 164 dents E = 148 dents F = 170 dents Module : m= 0,5 mm.
= 30° angle de taillage Largeur de denture : 10 mm.
Caractéristiques mécaniques du réducteur.
Vitesse d'entrée : 1500 tr/mn
Puissance maximale admissible à l'entrée : 200 W.
Rendement global : 0,7 ;
L'entrée s'effectue sur D.
1. Déterminer le nombre de dents de la roue B.
Donner la condition géométrique à respecter pour monter cet appareil.
2. Etude cinématique
2.1. On appelle ij la vitesse de rotation d'un solide i par rapport à un solide j.
Calculez le rapport :
ED
FD
.
On rappelle que ED EO DO
Le bâti fixe étant considéré comme un indice 0.
2.2. Calculer le rapport D0
FO
X
en fonction de .
Donner la variation de X en fonction de . Exprimer ceci sous la forme d'une courbe X =
f( ), que peut-on en conclure ?
2.3. Calculer le nombre de dents B et E permettant d'obtenir les valeurs limites X 30 et
X 2000 .
3. Etude dynamique.
3.1En supposant un rendement égal à 1 calculer les couples portés sur l'axe x s'exerçant sur
les roues D, E et F pour une puissance maximum. On appliquera le théorème du moment
dynamique et celui de la conservation de la puissance à l'ensemble.
25
Figure 1
3.2. Effectuer la même étude avec le rendement global égal à 0,7.
4. Calcul des efforts sur les dentures dans le cas du rendement égal à 0,7.
* Calculer l'effort tangentiel s'exerçant sur la roue F ainsi que l'effort radial.
* Calculer l'effort tangentiel s'exerçant sur la roue E ainsi que l'effort radial en étudiant
l'engrenage BE.
x
Notation
roue nombre de dents rayon
B B b
C C c
E E e
F F f
Porte satellite D : entraxe égal à r.
Module de denture identique pour
les 4 roues : m
26
Problème 12: CHARGEUR A PELLE.
Le dessin page 2 représente un chargeur à pelle. On se propose d'en étudier la transmission de
puissance . Les caractéristiques du chargeur à pelle sont les suivantes :
poids total en charge = 10000 daN se répartissant de la façon suivante : 6000 daN sur
l'essieu avant et 4000 daN sur l'essieu arrière.
puissance du moteur diésel = 48 kW à 2200 tr/mn
couple maxi = 208 mN de 1000 tr/mn à 2200 tr/mn
pneumatiques : rayon sous charge 620 mm.
coefficient d'adhérence (frottements) : 0,35 sur chantier et 0,6 sur route
toutes les têtes porte-roue réducteur sont identiques et à denture droite afin de rationnaliser
la fabrication des composants.
en conséquence les calculs s'effectueront sur les roues avant.
Schéma de la transmission de puissance :
Le moteur transmet la puissance par l'intermédiaire d'un coupleur convertisseur qui entraîne une boite
de vitesses à deux rapports de réduction. Un pont intermédiaire sans réduction (rapport = 1) transmet
la puissance vers l'essieu avant et l'essieu arrière par l'intermédiaire d'arbres avec joints de cardan. Ce
pont intermédiaire transmet 60 % du couple sur l'essieu avant le reste sur l'arrière. Les ponts avant et
arrière réducteurs transmettent le mouvement à l'arbre 1 de la tête porte-roue à réducteur planétaire
(épicycloïdal) par l'intermédiaire d'un joint mécanique de transmission (voir page suivante). La
puissance est alors transmise à la roue par 4. Le tableau décrit les modes d'utilisation de l'engin.
SCHEMA DE LA TRANSMISSION
DE PUISSANCE
27
Caractéristique du coupleur convertisseur
Une étude statistique des modes d'utilisation de l'engin permet de dresser le tableau résumé ci-
dessous : La durée de vie totale prévue de la transmission est de 3000 Heures.
SITUATION LIEU RAPPORT
DE
BOITE
POURCENTAGE
D'UTILISATION
CONDITIONS
D'UTILISATION
1 Route 1 25 % Vitesse maximum
Glissement négligeable du
coupleur convertisseur.
2 Chantier 1
3,5
60 % Puissance maximum du
moteur glissement négligeable
du coupleur-convertisseur.
3 Chantier 1
3,5
15 % Couple maximum roues à la
limite de l'adhérence
Vitesse maximum du moteur,
Glissement du coupleur-
convertisseur
Voir courbes.
La durée de vie totale prévue de la transmission est de 3000 H.
1- Calculez le couple C4 sur le porte satellite dans le cas de la situation 1 ainsi que la vitesse N4 de
la roue et la vitesse de déplacement du chargeur à pelle.
2- Question identique à la question 1 dans le cas de la situation 2.
3- Question identique à la question 1 dans le cas de la situation 3.
Schéma cinématique de
la tête porte -roue à
réducteur épicycloidal
28
Problème 13: ETUDE D UNE BOITE DE VITESSES.
Une boite de vitesses comprend troisarbres : un arbre d'entrée et un arbre de sortie coaxiaux et l'arbre
intermédiaire parallèle. Cette boite comprend quatre engrenages cylindriques numéros , , et .
Chaque engrenage est constitué d'un pignon de nombre de dents Z1 et d'une roue de nombre de dents
Z2. Largeur de l'engrenage : b.
Caractéristiques de chaque engrenage :
: engrenage primaire : cylindrique hélicoïdal : nm 3 ; 1Z 31 ; 2Z 56 ; b = 37 mm.
: engrenage petite vitesse : cylindrique, denture droite : m = 2,5 ; 1Z 29 ; 2Z 79 ;
b = 74 mm ; départ de denture : 1x 0,4 ; 2x 0,1
: engrenage seconde vitesse : cylindrique, denture droite : m 3,5 ; 1Z 31 ; 2Z 46 ;
b = 48 mm
: engrenage troisième vitesse : cylindrique, hélicoïdal : nm 4 ; 1Z 29 ; 2Z 35 ;
b = 40 mm (multiplicateur)
Les roues dentées sur l'arbre de sortie sont montées folles. Deux crabots et permettent de passer
les quatre vitesses dont une prise directe. Les crabots sont clavetés sur l'arbre de sortie et peuvent se
déplacer en translation. Il comporte des dents taillées latéralement pouvant s'engager dans des dents
taillées sur les faces latérales des pignons
1. Etude de l'engrenage : calculer toutes les caractéristiques de fonctionnement : angle, module
et entraxe pour cet engrenage.
2. Etude de l'engrenage : calculer l'angle de fonctionnement pour cet engrenage. Déterminer une
relation liant les déports de denture des roues dentées ; faites un choix des déports.
3. Etude de l'engrenage : L'engrènement correct peut être assuré par l'inclinaison de denture seule
ou par choix de et de déports de dentures :
calculer si la somme des déports est nulle
sortie
Arbre intermédiaire
entrée
29
Problème 14: BOITIER ARRIERE DE DIRECTION HONDA PRELUDE 4WS.
Présentation
La tendance actuelle dans la construction automobile est d'améliorer la sécurité ; le système à quatre
roues directrices mis au point par HONDA. différencie les comportements du véhicule à basse vitesse
de celui à haute vitesse.
- à basse vitesse, les roues avant et arrière doivent avoir un braquage de sens opposé.
- à vitesse élevée, les roues avant et arrière doivent avoir un braquage de même sens.
Description et fonctionnement
Consulter les documents 1,2,3,4 et 5.
Le mécanisme Honda 4WS comporte deux sous-ensembles :
- un boîtier direction avant ;
- un boîtier de direction arrière.
Le mouvement de rotation du volant est transmis par le boîtier avant, l'arbre central et le double joint
de cardan à l'arbre d'entrée 1 du boîtier arrière dont la rotation est repérée par .
Nous admettrons que lors de l'utilisation du véhicule à vitesse élevée l'amplitude du mouvement du
volant () est faible.
30
Le mouvement de l'arbre d'entrée 1 du boîtier arrière est donc une rotation d'angle autour de l 'axe
0 0O Z .
Convention de rotation : Lij liaison entre les solides i et j.
Le pignon satellite 2 d'axe 2 0O Z roule sans glisser en I sur la couronne O liée au bâti 0.
Le mouvement est transmis au baladeur 3 par la liaison rotule 23L de centre O3.
L'association de la liaison glissière L34 et de la liaison pivot glissant L40 permet d'obtenir un
déplacement des bielles de transfert 4 par rapport au bâti : 0Y Y .
Afin de permettre une bonne précision et de réduire les efforts de manœuvres, les liaisons seront
réalisées par interposition d'éléments roulants.
Caractéristiques des roues dentées :
Pignon 2 Couronne 0
Nombre de dents 32 41
Module m0 en mm 1,25 1,25
Coefficient de déport x 0 0
Largeur minimum b 7 7
Angle de pression de taillage 0 20° 20°
1 Première partie
Données complémentaires :
- rapport du boîtier de direction avant : 1,75 ;
- position de la bielle transfert : y telle que 0 0 0O A XX Y Y :
- relation entre la position Y en mm et l'angle de braquage des roues arrières et en degrés :
Y 180
.
120
. Consulter les documents 1, 2 , 3 et 4.
1.1. Etablir la relation entre et .
1.2. En déduire l' expression ( ) .
1.3. Représenter la courbe de braquage des roues arrières ( ) pour 0 ,480 .
Préciser les valeurs de pour lesquelles 0 . Définir les extrémums de .
1.4. Déterminer la course totale C40 de la bielle transfert 4 (liaison L40).
1.5. Déterminer la course totale C34 du baladeur 3 (liaison L34).
2. Deuxiéme partie.
2.1. Les caractéristiques des roues dentées étant données précédemment, déterminer pour le pignon et
la couronne : le diamètre primitif de taillage d0 , le diamètre de base db, le diamètre de tête da,
le diamètre de pied df.
2.2. Déterminer le rapport de conduite de l'engrenage 2-0 . (utiliser la figure ci dessous)
31
2.3. Afin d'éviter les risques d'interférences entre les sommets des dents et les profils de raccordement,
on adopte pour le pignon et pour la couronne un coefficient de troncature K = K0 = K2 = 0,2 ; ce
qui consiste à réduire la saillie du pignon d'une quantité K2 m0 et la saillie de la couronne d'une
quantité K0m0.
Vérifier que la valeur du rapport de conduite reste suffisant.
2.4. On effectue maintenant un déport de denture 2x 0,5 sur le pignon 2.
Déterminer le déport de denture à effectuer sur la couronne 0 pour qu'il n'y ait pas de variation
d'entraxe.
Calculer le jeu radial Jr dans ce cas. Que peut-on en conclure ?
DOCUMENT 1 IMPLANTATION DU MECANISME SUR LA VOITURE
Présentation des paramètres angulaires caractéristiques du système quatre Roues Directrices 4ws
repère la position du volant repère la position de l'arbre d'entrée 1
repère la position du satellite 2
AV repère la position de braquage des roues avant repère la position de braquage des roues arrière
Condition de calage : Pour 0 : 0
Boitier de direction
avant
Boitier de direction
arrière
32
DOCUMENT 2 : SCHEMA CINEMATIQUE DU BOITIER ARRIERE
Schéma en trois dimensions
Le contact satellite 2 couronne O est modélisé comme un contact ponc tuel.
33
DOCUMENT 3 Schéma plan de la chaîne cinématique proposée
Définition des repères et des paramètres
0 0 0 0 0R (O ,X ,Y , Z ) repère Galiléen lié au bâti et à la couronne 0.
1 1 1 1 1R (O ,X ,Y ,Z ) repère lié à l'arbre d'entrée 1
2 2 2 2 2R (O ,X ,Y ,Z ) repère lié au pignon satellite 2
4O point d'intersection de l'axe de la bielle de transfert 4 avec le plan 0 0 0O X Z
0 0 0O A X X Y Y 0 2 1 2 1O O O O e X avec e = 5,625 mm
2 2O A a X avec a = 5,8 mm 0 1(X ,X ) ) 1 2(X ,X )
1- ARBRE A EXCENTRIQUE
2. SATELLITE
0. COURONNE
3. BALADEUR
GUIDE FIXE SUR 4
BIELLE DE TRANSFERT 4
DOCUMENT 4
34
0 Couronne 3 Baladeur
Carter du boitier
de direction
4 Bielle de transfert
1 Arbre
excentrique
2 Satellite
Guide fixé sur 4
Couvercle du boitier de
direction.
DOCUMENT 5
1
2
0
4
3
arbre d'entrée 1
0 2
35
Problème 15: REDUCTEUR INVERSEUR MARIN.
1. Présentation et situation du réducteur-inverseur
L'étude porte sur un réducteur inverseur marin destiné aux bateaux de pêche.
MECANISME ETUDIE
36
Définition des plans de coupes brisées
{ Echelle réduite }
Commande hydraulique de l'embrayage E2
37
38
SCHEMA CINEMATIQUE DU REDUCTEUR EN MARCHE AVANT
SCHEMA CINEMATIQUE DU REDUCTEUR EN MARCHE ARRIERE
1 3
11
34
1
29 embrayage
embrayage
3
11'30
1
1
36
36'
34
6
29
6
30
1
39
Données
La puissance d'entrée sur le réducteur inverseur Pm = 400 kW
vitesse d'entrée Nm = 1800 tr/mn.
Rendement par engrenage e 0,98 . Rappel : engrenage = (pignon + roue) 0 = 20°
Pignon 3 : Z3 = 41 n0m = 3,5 = 17,6° Z11 = Z11' = 59
Pignon 34 : Z34 = 28 n0m = 3,5 = 19,6° 29Z 91
Pignon 36 : Z36 = Z'36 = 62 n0m = 4 = 17,5°
2. Description et fonctionnement
L'arbre du moteur thermique entraîne en rotation l'arbre d'entrée 1.
Le réducteur inverseur comprend deux arbres intermédiaires 34 situés dans un plan horizontal et un
arbre de sortie 30 qui entraîne directement l'hélice.
Pour la marche avant une butée d'hélice 28 est montée sur l'arbre de sortie 30.
Deux embrayages E2 et E1 commandés respectivement par les distributeurs hydrauliques D2 et D1
permettent de sélectionner soit la marche avant soit la marche arrière.
On se référera aux schémas cinématiques marche avant et marche arrière au dessin d'ensemble
marche arrière en coupe BB marche avant en coupe AA, les plans de coupe sont brisés ce qui
entraîne au niveau des dessins en coupe de ramener tous les axes dans le même plan.
Remarque technologique :
Les roues dentées sont montées par frettage hydraulique. On dilate les alésages des roues par pression
hydraulique que l'on supprime ensuite on obtient ainsi l'emmanchement forcé.
Cette solution évite d'usiner des rainures dans l'arbre et les roues, on élimine la concentration de
contraintes, les balourds. Cela permet des montages et démontages fréquents.
Travail à effectuer :
1
ère
partie : calculs cinématiques et dynamiques (se référer au schéma page 4)
1.1. Déterminer les vitesses de rotation de l'hélice en marche avant NHAV et en marche arrière NHAR.
1.2. Déterminer le couple qui s'exerce sur l'embrayage E2 en fonctionnement marche avant.
1.3. Déterminer l'effort axial N qui s'exerce sur les 13 contre disques en marche avant coefficient
d'adhérence f = 0,085.
Diamètre extérieur du disque De = 124 mm.
Diamètre intérieur du disque di = 92 mm.
1.4. Déterminer l'effort de poussée FR du ressort 18. (se référer au dessin page 2)
Diamètre du fil de ressort d = 6 mm.
Diamètre d'enroulement D = 54 mm, longueur libre du ressort 0 125 mm .
Nombre de spires utiles n = 7.
1.5. Déterminer la pression hydraulique d'alimentation minimale PH qui devra agir sur le piston de
l'embrayage pour réaliser le passage du couple. Se référer au dessin page 2 et isoler le piston
de commande.
1.6. Déterminer le couple de sortie qui s'exerce sur l'arbre d'hélice en phase marche avant CSAV.
40
2
ème
partie : vérification des roulements
Le bateau est utilisé 90% du temps en marche avant à puissance maxi P AV = 400 kw et 10% du
temps en marche arrière à 25 % de la puissance maxi. L'effort axial créé par l'hélice s'exerce en D
h|| F || 36000 N .
En fonctionnement marche avant l'effort axial hF créé par l'hélice est repris par la butée à rouleaux
28 cette butée ne reprend pas d'effort radial hF .
En fonctionnement marche arrière l'effort axial créé par l'hélice est repris par le roulement à rotule
sur rouleaux C hF = + 36000 x .
Pour déterminer la durée en heures des roulements il est nécessaire d'effectuer le calcul des efforts
suivant les deux phases d'utilisation et le calcul de la charge dynamique équivalente moyenne pour
chaque roulement.La méthode est donnée dans le document annexe.
L'ensemble roulement 27+butée 28 est assimilé à une rotule de centre C. Le roulement 31 est
considéré comme une liaison linéaire annulaire. (se référer aux dessin pages suivantes)
Données : BC = 315 mm BE = 95 BD = 480 diamètre primitif de la roue 29
d29 = 338,09 mm.
Roulement à rotule sur rouleaux en B : n° 22 314 CC/W 33
en C : n° 22 316 CC/W 33
Effort au contact de la dent en denture hélicoïdale en A
Ft Fa = Ft.tan Fr = Ft
0tan
cos
.
D
C
A
A
E
d29
B
B
B
O
B Y
Z
C
C
C
X
C Y
Z
41
2.1. Déterminer les efforts radiaux et axiaux s'exerçant sur les roulements en B et C en phase
marche avant ,lors de cette phase aF est orientée en x< 0
a aF F x et tF est orientée en z > 0 t tF F z
2.2. Déterminer les efforts radiaux et axiaux s'exerçant sur les roulements en B et C en phase
marche arrière, lors de cette phase aF est orientée en x > 0
a aF F x et tF est orientée en z < 0 t tF F z
2.3. Déterminer les charges dynamiques équivalentes sur le roulement B en marche avant B
AV
P et
en marche arrière
AVB
P
2.4. Déterminer les charges dynamiques équivalentes sur le roulement C en marche avant C
AV
P et
en marche C
AR
P .
2.5. Déterminer les charges dynamiques équivalentes moyennes BPm et CPm s'exerçant sur les
roulements B et C. (se référer au document page 12)
Déterminer la durée de vie en heures LhB et LhC des roulements en B et C.
3
ème
partie
On étudie l'engrenage 3-11 cylindrique à denture hélicoïdale.
3.1. On effectue un déport x3 = 0,2 sur le pignon 3. Déterminer le déport x11 à effectuer sur la roue
11 si l'on désire un taillage sans variation d'entraxe.
3.2. Déterminer les diamètres de tête et de pied de la roue 3.
E
42
45 10 vis H
44 1 couvercle
43 2 boîtier d'embrayage
42 13 contre disque liés à 34
41 1 carter secondaire
40 1 carter principal
39 1 joint à lèvre
38 1 couvercle
37 1 roulement à rouleaux coniques 32312
36 2 roue intermédiaire
35 2 couvercle
34 2 arbre intermédiaire
33 2 roulement à rouleaux coniques 32219
32 1 couvercle
31 1 roulement à rouleaux à rotule 22314 CC/W33
30 1 arbre de sortie
29 1 pignon de sortie
2
8
1 butée à rouleaux à rotule 29416E
27 1 roulement à rouleaux à rotule 22316 CC/W33
26 1 bouchon de vidange équipé d'un joint
25 6 vis H
24 1 couvercle
23 1 joint à lèvre
22 1 bague
21 1 bride de sortie
20 2 piston
19 4 doigt de débrayage manuel
18 2 ressort
17 2 bouchon
16 14 disque d'embrayage lié à 11
15 2 roulement à rouleaux coniques 32021 x
14 2 boîtier d'embrayage 2 pièces frettées
13 2 boîtier d'alimentation
12 2 distributeur
11 2 pignon intermédiaire
10 1 pompe hydraulique
9 1 couvercle porte pompe
8 1 joint de oldham (moyeu)
7 1 joint de oldham (noix)
6 4 goujon
5 1 cale de réglage
4 1 roulement à rouleaux coniques 32313
3 1 Pignon d'entrée
2 1 Pignon de prise de force
1 1 Arbre d'entrée
Re Nb Désignation Observation
43
44
45
CALCUL DES ROULEMENTS
Durée
La durée d'un roulement peut être calculée de façon plus ou moins sophistiquée, selon la précision
avec laquelle les conditions de fonctionnement peuvent être définies.
Formule de durée nominale :
La méthode la plus simple de calcul de la durée consiste à utiliser la formule ISO pour la durée
nominale c'est-à-dire :
P
10
C
L
P
L10 = durée nominale, millions de tours
C = charge dynamique de base, (tableau des roulements)
P = charge dynamique équivalente (voir ci-après),
p = un exposant qui est en fonction du contact entre pistes et éléments roulants
p = 3 pour les roulements à billes
p = 10/3 pour les roulements à rouleaux
Cas des roulements à rotule sur rouleaux :
Charge dynamique équivalente
I. Charge variable
Lorsque la direction et l'intensité de la charge varient dans le temps, il faut calculer des charges
équivalentes P1, P2…pour les différentes périodes U1, U2… afin de déterminer une charge
équivalente moyenne constante donnée par la relation :
1/ p
p p p
1 1 2 2 3 3
m
P U P U P U ... p 3 pour les roulements àbilles
P
p=10/3 pour les roulements à rouleauxU
Pm = charge équivalente moyenne constante, N
P1, P2 = charges équivalentes agissant pendant U1, U2… tours
U = nombre total de tours (U = U1 + U2 + ..) pendant lesquels agissent les charges équivalent
P1, P2..
II. Roulements à rotule sur rouleaux charge dynamique équivalente
P = Fr + Y1Fa si Fa/Fr < e
P = 0,67 Fr + Y2Fa si Fa/Fr > e
Les valeurs des coefficients e, Y1 et Y2 sont données pour chaque roulement dans les tableaux
de dimensions.
46
Roulements à rotule sur rouleaux Extrait du catalogue SKF.
Problème 16: Etude d’un multiplicateur.
Un multiplicateur est composé d'une roue Z2 = 34 dents et d'un pignon
Z1 = 11 dents ; les coefficients de déport de denture sont 1x 0,5 ; 2x 0,5 ; le module est
0m 4 mm , la longueur des dents b = 30 mm. Les dentures sont générées par crémaillère normalisée
(dentures droites en développantes de cercles).
Calculer les diamètres caractéristiques de chaque roue : primitif de taillage, entraxe, sommet, fond,
limite de développante réalisée, calculer les dimensions des dents : épaisseur ou primitif de taillage, au
sommet, à la base.
Déterminer les caractéristiques de fonctionnement : angle de conduite, module et primitif de
fonctionnement, entraxe ; vérifier le jeu radial : analyser la conduite : valeur du rapport de conduite,
La puissance transmise est de 30 kW, vitesse d'entrée sur la roue : 2940 tr/mn étudier les vitesses de
glissement, pressions maximales superficielles et produits (pv) maxi.
47
Probléme 17: Variateur de vitesse à courroie et train planétaire sphérique.
Le schéma représente un variateur de vitesse à train planétaire sphérique tel que pour une vitesse
d’entrée 10 constante on puisse obtenir une vitesse de sortie 30 passant par la valeur zéro et
pouvant atteindre deux vitesses limites 30 de modules opposés.
Le mécanisme comporte un train planétaire sphérique comportant deux planétaires 3 et 4 identiques de
diamètre D, deux satellites 5 et 5’ de diamètre d et un porte satellite 2.
L’arbre moteur 1 tournant à la vitesse 10 entraîne le porte satellite 2 par l’intermédiaire d’un
variateur à poulies de diamètres variables et courroie à la vitesse 20 .
Le rapport de vitesse i varie entre deux valeurs limites i maxi et i mini. 20 10i. .
Un système à poulies-courroie à rapport fixe j entraîne le planétaire 4 à la vitesse 40 .
j = constant. 40 = j. 10 . Schéma cinématique du variateur.
1. Déterminez la relation liant les vitesses 30 , 20 , 40 ,
2 .L’arbre d’entrée 1 tourne à une vitesse 10 constante. Donnez la relation liant i et j pour obtenir
030 (arbre de sortie immobile) et la relation liant i et j pour obtenir des vitesses de sortie 30 de
même norme mais de sens inverse .On recherche ainsi 30 30 et 30 30
Tracez le graphe 1030 if , avec j = constant et i variant entre i mini et i maxi.
3.On considère le rendement = 1. En appliquant le théorème du moment dynamique à vitesse constante sur le
train planétaire sphérique déterminez les couples 2C et 4C en fonction du couple de sortie 3C . Le couple de
sortie appliqué à (3) : C3 est constant et opposé à 30 (couple résistant).En déduire les puissances transmises
par 2, 4 et 3 en respectant leurs signes. Tracez sur un même graphe les puissances P 2, P3, P4, fonction de
3C et 30 .Pour représenter ces trois fonctions vous utiliserez les représentations graphiques suivantes :
en trait fort pour P3
en points pour P4
en traits interrompus courts pour P2
4. Chaque système poulie-courroie ayant un rapport limite de 5 :i et j limités aux valeurs : 5 et 1/5, la
variation maximale du variateur étant de 4 30 maxi = 4 . 20 mini, choisir i et j pour obtenir les
deux vitesses limites 30 de même norme mais de sens inverse et une perte d'énergie
minimale.
Entrée
Sortie
Courroie Courroie
Rapport i
variable
Rapport j
constant
0 Bâti fixe
48
Probléme 18: Variateur de vitesse avec train planétaire.
Le mécanisme représenté ci dessous comprend un variateur de vitesse muni d'une poulie
réglable (rayon R8 = k.R) entraînant par adhérence une poulie 3 de rayon fixe R).
Un bras 7 dont la position angulaire est réglable permet de faire varier la vitesse en jouant sur
l'enfoncement de 3 par rapport à 8.
Un train planétaire (1-2-5-6) est entraîné par le moteur 1 et la couronne 5 via un réducteur et
le variateur.
La puissance du moteur est ainsi transmise au train planétaire par deux voies.
Ce mécanisme permet d'obtenir une vitesse continûment réglable et pouvant s'annuler.
Données :
Z1 = 17 Z2 = 50 Z3 = 20 Z4 = 49
Z5 = 122 Z6 = 30 Z7 = 90 Z8 = 23
Toutes les roues ont le même module m = 2 mm Vitesse de rotation du moteur N1 = 1440 tr/mn
Schéma cinématique
1. Déterminer les valeurs de k du variateur pour obtenir les vitesses de sortie suivantes :
6N 50 tr / mn ; 6N 0 ; 6N 50 tr / mn .
2. Tracer la courbe de réglage du variateur N6 fonction de k.
3. Déterminer la condition de calage angulaire du train planétaire.
4. Déterminer le nombre de satellites 2 maximum que l'on peut monter.
5. Déterminer en fonction de C6 le couple moteur C1 et le couple C3 s'exerçant sur l'arbre 3.
On considère le rendement égal à 1. (calculs littéraux).
49
Probléme 19: Etude d'un pont levant
La logique du projet :
Les ponts existants à Rouen permettent la navigation fluviale mais marquent la limite de la
navigation maritime (seules les péniches peuvent passer).
La construction d’un nouvel ouvrage ne doit pas réduire la zone maritime portuaire
notamment pour les navires de croisière qui doivent accoster au plus près du centre ville.
La ville accueille tous les quatre ans les plus grands voiliers du monde lors de l’Armada. Cet
événement majeur attire une foule considérable et contribue au rayonnement de la ville et de
la région, et indirectement à son économie.
L’ouvrage doit permettre le maintien de l’activité portuaire et le passage des grands voiliers
au plus fort de la marée.
Le choix d’un pont levant (Figure 1 et 4) s’est imposé en raison d’un coût nettement inférieur
à une solution « tunnel sous la Seine ».
Caractéristiques du pont :
L’étude porte sur les mécanismes de levage du pont dont l’enjeu est d’assurer le levage des
deux tabliers, compte tenu des contraintes suivantes :
- 10 minutes environ pour les phases de montée et de descente
- la durée des manœuvres doit être la plus courte possible afin de perturber le moins
possible le trafic routier.
- le nombre de manœuvres est de 30 par an.
- Durée de vie estimée de l’ouvrage 100 ans.
- Masse de 1300 tonnes par tablier (les 2 tabliers amont et aval peuvent fonctionner
indépendamment) ;
- la fiabilité et la sécurité doivent être optimales.
Les calculs seront effectués en phase de levage pour le calcul de durée on utilisera
un temps de manœuvre de 20 minutes correspondant à la montée plus la descente
même si les charges en descente sont sensiblement plus faibles.
On se place ainsi en sécurité.
Le levage des tabliers est assuré par huit treuils.(Figures 2 et 3 ).Cette solution a été adoptée
dans un souci de redondance et pour optimiser la maintenance.
Fonctionnement du treuil :
Chaque treuil est entraîné par quatre moto- réducteurs à trains planétaires et réducteurs
simples (Pignon 1 roue 2).(figures 6 et 7) .
L’arbre du moteur entraine le pignon planétaire 3 du premier train planétaire. Les trois trains
planétaires identiques montés en série entrainent par le porte satellite du dernier train le
réducteur simple 1-2.(figures 7-8).
50Tablier
Câble
porteur
Câble
porteur /
moteur
Poulies de
tête de pylône
Poulies sur
pylône opposé
Figure 1
Les 2 tabliers permettent le passage de la circulation automobile sur le pont.
Le Tablier Aval est repéré par la lettre v.
Le Tablier Amont par la lettre m.
Les points de levage et les Treuils portent les repères
A, B, C et D sur chaque Tablier (8 au total).
Les flèches noires représentent les câbles du pont et
la dépendance entre les points de levage et les treuils.
Chaque Treuil est entraîné par 4 machines asynchrones,
repérées de M1 à M4 (voir ci-contre).
Tous les équipements électriques sont répartis dans
les Socles Nord et Sud de part et d’autre de la Seine.
Emplacement et repères des
moteurs sur chaque treuil
M1
M2
M3
M4
Câbles
Figure 2
51
Données :
Masse d’un contrepoids : MC = 237 tonnes ;
Figure 3
Figure 4
52
Accélération de la pesanteur : g = 9,81 m.s-2.
Vitesse de levage : V = 4,2m/min
Diamètre du tambour du treuil (diamètre d’enroulement du câble) : DT = 1,6 m
Diamètre du pignon1 : D1 = 400 mm
Diamètre de la roue 2 : D2 = 3000 mm
Rapport de réduction du motoréducteur à trains planétaires K=216
Effort exercé par le treuil sur le câble F= 957000 N
Rendements :
Rendement de l’engrenage 1-2 : 1 = 0,95
Rendement du motoréducteur à trains planétaires e = 0,9
1ère partie : calculs cinématiques et dynamiques
Pour chaque tablier, on considère que l’effort est réparti équitablement sur les 4
treuils.
On s’intéresse au fonctionnement et au dimensionnement d’un treuil, qui assure la
levée d’une masse M équivalente au quart de la masse du tablier. On étudie le
système décrit par les figures 5 et 6.
Treuil
Poulies de
tête de pylône
Poulies sur
pylône opposé
Contrepoids
Masse M
Câble porteur
/ moteur
Câble porteur
P
C
P
Figure5
F
53
1.1 Déterminez la masse M que peut le lever un treuil.
1.2 Vérifiez que l’installation complète peut lever un tablier du pont avec une marge de
sécurité.
1.3 Déterminez la vitesse de rotation 1N du pignon 1 et la vitesse de rotation Nm du
moteur asynchrone.
1.4 Déterminez la puissance Pm du moteur asynchrone.
2ème partie : Etude du moto réducteur à trains épicycloidaux.
Figure 6
Figure 7
Pignon1
Moteur Asynchrone Réducteur à
trains planétaires
Roue2
Tambour du
treuil
Roues 2
Pignons 1
moto-réducteur
(machine asynchrone
+ réducteur à trains
planétaires)
câble
54
3ème partie : Etude du train planétaire.
Le réducteur à train planétaire comprend trois trains planétaires identiques montés en
série.(figure 8).
Ces trois trains sont constitués du planétaire central 3 des trois satellites 4 et de la couronne 5
Les roues de chaque train planétaire ont le même nombre de dents et le même diamètre.
Seule la largeur des roues diffère suivant chaque train, le couple augmentant après chaque
étage de réduction.(figure 9).
Données :
Rapport de réduction : K = m
1
N
216
N
Module de taillage des roues à denture droite 0m = 8 mm
Angle de taillage 0 20
Nombre de dents de la couronne fixe 5: 5Z =90dents
Nombre de dents du planétaire 3 : 3Z = 18 dents
Nombre de dents du satellite 4 : 4Z = 36 dents
Coefficient de déport du planétaire 3 : 3x 0,3
Coefficient de déport du satellite 4 : 4x 0,2
3.1 Vérifiez par deux méthodes différentes le nombre de dents 5Z de la couronne 5.
3.2 Déterminez l'angle de fonctionnement de l’engrenage constitué du planétaire3 et d’un
satellite 4.Déterminez l’entraxe de fonctionnement a 3-4.
Figure 8
Figure 9
Planétaire3
Satellite4
Couronne5 Pignon1
ps
5
3
4
Porte satellite ps
ps
55
3.3 Déterminez le jeu radial Jr de l’engrenage constitué du planétaire3 et d’un satellite4.
3.4 Déterminez l’épaisseur de denture au sommet de dent du planétaire 3.
3.5 Déterminez le déport de denture 5x à effectuer sur la couronne 5.
Déterminez le diamètre de tête de la couronne 5.
3.6 Déterminez toutes les conditions de montage des trois satellites 4.
3.7 On désire déterminer le roulement à billes guidant en rotation un satellite 4.
L’étude est réalisée sur le premier train épicycloïdal entrainé par le moteur asynchrone.
Déterminez l’effort radial s’exerçant sur le roulement du satellite un schéma devra
représenter les efforts s’exerçant sur un satellite..
Déterminez la vitesse de rotation 4/psN du satellite 4 par rapport au porte satellite.
Effectuez le choix du roulement dans le catalogue page 8 on recherchera le diamètre
maximum possible pour l’arbre afin d’obtenir une rigidité maximum.
Effort sur une denture droite
56
HEI 4 CM Le 17 Janvier 2014
Durée : 3 heures
Sans document
Avec calculatrice TI 30 X ou FX 180 p.plus
CONSTRUCTION MECANIQUE
Problème 1:Pont à travée mobile
La ville de Bordeaux a décidé de construire au dessus de la Garonne un pont pour relier les
quartiers de Bacalan et de Bastide. Ce pont doit permettre la continuité de la navigation. Sur
cette partie de la Garonne circule aussi bien des navires de marchandises, des paquebots de
croisière mais aussi de grands voiliers.
2.Description et fonctionnement.
Figure 1
57
Le choix porte sur un pont levant à travée levante comportant deux embases et 2 piliers par
embase (Figure 1 et photos)
Le tablier mobile du pont (travée levante) coulisse le long de quatre piliers. Ce tablier est
manœuvré à l’aide de quatre treuils et de câbles passant dans les piliers. Afin de limiter
l’énergie nécessaire à la manœuvre, le tablier est accroché à quatre contrepoids qui coulissent
dans les piliers. Le tablier est plus lourd que l’ensemble des contrepoids afin de permettre la
descente en cas de panne des moteurs ce dispositif est appelé prépondérance à la descente.
Quatre treuils(deux par embase), installés dans les embases, assurent la manœuvre en tirant
dans un sens ou dans l’autre leurs câbles de manœuvre réciproques qui font monter ou
descendre chacun des quatre contrepoids. Le câble de levage est accroché en sous-face du
contrepoids et s’enroule, dans un sens, sur le tambour du treuil. Le câble de descente est
accroché en partie supérieure du contrepoids, passe par une poulie de renvoi (poulie de
traction) et s’enroule sur le tambour du treuil dans le sens opposé au précédent. Cette
disposition de câbles indépendants, ancrés séparément sur le tambour d’enroulement, évite
tout risque de patinage lors de la manœuvre des treuils. En phase de levage on considère que
le câble de descente n'est pas sollicité.
La manœuvre des deux treuils de chaque embase est assurée par une ligne de motorisation
unique et commune située entre les deux tambours. Cette ligne se compose d’un moteur
principal(et d'un moteur auxiliaire de secours) associé à un réducteur primaire, de deux
réducteurs de vitesses secondaires et d’arbres de transmission. Cette disposition mécanique
assure ainsi la synchronisation du levage de la travée mobile pour les deux pylônes d’une
même embase.Figure 2
58
Fonctionnement du treuil :
Chaque treuil est entraîné par le moteur principal, le réducteur primaire et un réducteur
secondaire .
Le moteur auxiliaire est utilisé en secours.(figure 3 et 4)
Figure 3
Figure 4
59
Données :
Caractéristiques du pont :
L’étude porte sur les mécanismes de levage du pont dont l’enjeu est d’assurer le levage du
tablier, compte tenu des contraintes suivantes :
- 12 minutes pour les phases de levage (identique en descente)
- hauteur de levage H= 47m
- le nombre de manœuvres de levage est de 70 par an.
- Durée de vie estimée du système de levage 75 ans.
- Masse du tablier Mt= 2750 tonnes
- Masse d’un contrepoids : MC = 610 tonnes
- Accélération de la pesanteur : g = 9,81 m.s-2.
Vitesse de rotation du moteur d'entrainement du réducteur primaire : Nm = 750
tr/min
Rapport de réduction du réducteur primaire: Kp=10
Rapport de réduction du réducteur secondaire: Ks=60
Rendements :
Rendement du réducteur primaire: p = 0,85
Rendement du réducteur secondaire: s = 0,9
Rendement du treuil: t = 0,95
Les calculs seront effectués en phase de levage du pont.(montée du
tablier)
1.3 Déterminez l'effort de traction Fc dans le câble de levage.
1.4 Après avoir déterminé la vitesse de levage tV du tablier déterminez le diamètre DT de la
poulie du treuil.
1.3 Déterminez la puissance Pm du moteur principal d'entrainement du réducteur primaire.
Le moteur principal employé à une puissance de 180kw que peut on en conclure?
1.4 On souhaite remplacer l'ensemble des réducteurs par un seul comportant plusieurs cellules
de trains planétaires identiques montées en série. La cellule de base d'un train planétaire aura
l'architecture du schéma ci dessous et son rapport de réduction ne devra pas dépasser 8,5.
1.4.1 Déterminez le nombre minimum de trains planétaires à utiliser.
1.4.2 On utilise une couronne de nombre de dents 2Z = 90
Calculez le rapport exact du réducteur complet ainsi que le nombre de dents du planétaire
central 1 donnant la solution la plus proche imposée par le cahier des charges.
Planétaire1
Satellite 3
Couronne2
Porte satellite ps
60
1.5 On désire vérifier la durée de vie des roulements de l'arbre intermédiaire du réducteur
primaire à engrenages cylindriques à denture droite, le réducteur comporte deux étages de
réduction.On considère pour ce calcul un couple d'entrée moteur
1C = 2180 N.m
1
2
3
4
X
Y
E
C
A
Z
a
B
D
b c
H
Diamètre du pignon1 : D1 = 320 mm
Diamètre de la roue 2 : D2 = 800 mm
Diamètre du pignon3 : D3 = 380 mm
Diamètre de la roue 4 : D4 = 1520 mm
a=200mm b=360mm c=240mm
2 3
Effort sur une denture droite
20
sens de rotation
de l'arbre moteur
61
Déterminez la durée de vie en heures des roulements montés en A et B centres de poussée
des roulements:
En A roulement à billes: 6014
En B roulement à rouleaux: NU214
Comparez avec la durée de vie souhaitée par le constructeur pour se placer en sécurité
on considèrera le chargement sur les roulements identiques en descente .
Que pouvez vous en conclure?
62
63
Probléme 2:Galet freineur
Le galet freineur s’intègre dans un ensemble de matériel destiné au stockage à déplacement
gravitaire de palettes. Le principe de ce stockage est décrit par la figure ci-dessous :
Les palettes sont déposées sur des couloirs à rouleaux inclinés côté Aire de Chargement
(palette 6 de la figure)
- Si le couloir est vide, la palette dévale la pente et arrive en butée (position de la palette 9)
Les palettes suivantes empruntent le même chemin et viennent buter sur la palette précédente
pour former une file d’attente (la palette 8 vient en butée sur la 9, la 7 sur la 8, la 6 sur la 7)
- Pour décharger une palette, par exemple la 4, on libère la butée qui retient la 4 en bloquant la
palette 3, la palette 4 vient en butée en bout de couloir (à la verticale de 10). Il ne reste plus
qu’à saisir la palette du côté Aire de Déchargement. Ceci est illustré par la palette 5.
La vitesse des palettes en descente gravitaire dans des couloirs de stockage dont la pente est
de 3.5% s’accélère naturellement au cours de leur parcours. D’autre part, les palettes ont des
masses pouvant atteindre 1200 kg. Lorsque le couloir est vide, la première palette parcourt
toute la longueur du couloir (qui peut atteindre 10 m) avant de rencontrer une butée. On
conçoit assez aisément que laisser une palette aussi massive prendre une vitesse incontrôlée
constitue un danger important pour les personnes évoluant autour de la zone de stockage. La
présence de ces galets permet de limiter cette vitesse à 0,3m/s.
Un galet est constitué principalement d’un tambour sur lequel s’appuient les palettes et d’un
support qui permet de le lier à l’armature du magasin de stockage. Le principe d’un freinage
est proche de celui d’un frein à tambour, des mâchoires sont écartées par action centrifuge sur
des balourds en plomb, accélérés par deux étages de trains d'engrenages.
Le galet freineur est inséré au milieu des deux rails à
plusieurs galets porteurs (libres en rotation) du
couloir de stockage. Il dépasse du plan de roulement
d'une hauteur H pour assurer l'enfoncement du galet
et ainsi une tension dans les ressorts. Cette tension
est nécessaire pour maintenir un effort presseur
suffisant entre la palette et le tambour du galet cela
assure le roulement sans glissement au niveau du
contact tambour palette.
64
Description et fonctionnement
Description :Le mécanisme comporte deux trains d'engrenages:
-un train simple: pignon 1,roue 2 ,couronne 3
-un train épicycloïdal: planétaire 4 satellite 5,couronne 6,porte satellite 1
Fonctionnement
La palette entraine en rotation le tambour 8 les deux trains d'engrenages accélèrent le
mouvement de rotation du porte masselotte 4.Les masselottes 9 sont soumises à un effort
centrifuge ce qui provoque le freinage du tambour par contact des garnitures cylindriq ues.
Pignon1
Bâti 0
Planétaire 4 Couronne 3 Couronne 6
Satellite 5 Tambour 8
Masselotte 9
Roue 2
65
Données :
Module de taillage des roues à denture droite 0m = 1,5 mm
Angle de taillage 0 20
Nombre de dents du pignon 1:
1Z =11 Nombre de dents de la roue 2 : 2Z =16
Nombre de dents de la couronne 3:
3Z =43
Nombre de dents du planétaire 4 :
4Z = 11 Nombre de dents du satellite 5 : 5Z = 16
Nombre de dents du planétaire couronne 6:
6Z =43
Coefficient de déport du planétaire 4 : 4x 0,3
Coefficient de déport du satellite 5 : 5x 0,1
vitesse de translation de la palette :Vt = 0,3m/s
Diamètre extérieur du tambour 8 : DT =85mm
2.1 Déterminez la vitesse de rotation 1N après avoir calculé 8N .
2.2 Déterminez la vitesse de rotation 4N .
2.3 Pour déterminer le palier guidant en rotation un satellite 5 la vitesse de rotation du
satellite 5 par rapport au porte satellite 1est nécessaire. Déterminez 5/1N en tour/min.2.4 Déterminez l'angle de fonctionnement de l’engrenage constitué du planétaire 4 et d’un
satellite 5.Déterminez l’entraxe de fonctionnement a 4-5.
2.5 Déterminez le déport de denture 6x à effectuer sur la couronne 6.
2.6 Déterminez le diamètre de tête de la couronne 6.
2.7 Déterminez le jeu radial Jr de l’engrenage constitué du satellite 5 et de la couronne 6.
2.8 Déterminez l’épaisseur de denture au sommet de dent du planétaire 4.
2.9 Déterminez le nombre maximum de satellites 5 que l'on peut monter.
2.10 Déterminez l'effort résultant s' exerçant au point K,en déduire la pression de contact p
d'une mâchoire à l'intérieur du tambour.
Déterminez le couple de freinage fC exercé par les deux mâchoires.
Coefficient de frottement f=0,4 Angle de la mâchoire = 10 (voir formulaire)
G:centre d'inertie de la masselotte JG=28,3mm OK=R= 35mm OJ= 20mm
OJ perpendiculaire à OG masse d'une masselotte en plomb: m=25 grammes
G
masselotte en plomb
mâchoire cylindrique
66
FORMULAIRE
Engrenage
1 2
0 0
1 2
x x
inv inv 2 tan .
Z Z
0 20 Normalisé
o
i i 0 i
o
s
s d inv inv
d
bi
i
d
cos
d
bd = 0d . 0cos
inv = tan - pas de base : bp = π . 0m . 0cos
Série de module principal
0,5 – 0,6 – 0,8 – 1 – 1,25 – 1,5 – 2 – 2,5 – 3 – 4 – 5 – 8 - 10 – 12 – 16 - 20 - 25
Série de module secondaire
0,55 – 0,7 – 0,9 – 1,125 – 1,375 – 1,75 – 2,25 – 2,75 – 3,5 – 4,5 -5,5 – 7- 9 - 11 – 14 – 18
-22-
Roulement :
p
C
L
P
p = 3 pour les roulements à billes
10
p
3
pour les roulements à rouleaux
Unité de la durée L : 610 tours
Frein à mâchoires (tambour cylindrique):
Pour une
mâchoire: 2Cadh p.f b. .R
Pour n mâchoires :
2Cadh n.p.f .b. .R